lundi 22 octobre 2012

Jour 455 - comment s'occuper quand on se fait chier à la campagne

Le 22/10/2012
Chez Destructo
23:15

Suis chez Hell Destructo qui a bien voulu partager ses barres énergisantes et son chez lui. Juste pour une nuit pasqu’en ce moment il galère pour trouver ses Starshoots. Du coup il joue parfois très prés de mon visage avec ses couteaux de lancé.
Sinon, on a passé la semaine chez le père Crassard qui a définitivement baissé les bras et nous laisse vivre avec lui en attendant de récupéré notre centre et Danny avec. La journée faut faire gaffe de pas être dans ses pattes ou on risque de recevoir une bouteille sur la gueule. Et, même si c’est de la gniole à 80 et que ca désinfecte les plaies, ca fait mal.
Le soir il dort sur la table de la cuisine, c’est plus calme. On peut alors jouer à un vieux jeu de l’oie trouvé dans la cave. Les règles ont étaient un peu corsées. Chaque joueur à qui c’est le tour de tirer les dés doit éviter les claques dans la gueule des autres joueurs. Assez difficile quand il faut avancer le pion sur la planche. Bref, on rigole bien. Pascal est tombé dans les pommes une fois.
Dehors, les enculés sont toujours la. Je me demande combien de bouffe ils ont pour tenir ainsi. Ce sont ils aperçus de notre disparition?...
Ce qui est sur, c’est que les morts vivants prennent peu à peu le dessus. Ils ont de plus en plus de mal à les repousser. Faut il simplement attendre de les voir tous se faire bouffer? c’est une éventualité. Mais je ne sais pas si on pourra tenir jusque la. Crassard a bien des kilos de patates dans son jardin et des bocaux dans la cave, on y arrivera bien à bout un de ces jours.
En attendant et, pour occuper nos journées, on jardine pour essayer de faire pousser des trucs dégueulasses. Des légumes. Comme des tomates, des radis, de la salade... On a trouvé plein de sachets de graines de ces saloperies. Le pâté, le salami et le saucisson nous manque cruellement. J’ai bien fait un tour dans la boucherie prés de chez Destructo, mais ca sent la mort et c’est plein de mouches.
Enfin, pour s’occuper et parce que c’est bientôt halloween on a découpé une citrouille du jardin. On s’est tous plus ou moins entaillé la main avec le couteau, mais on est fière de nous.

 

lundi 15 octobre 2012

Jour 448 - La crise

Le 15/10/2012
Bureau de Daniel
23:50

C’est trop dangereux et genant d’utiliser internet en ce moment. On est toujours chez Mr Crassard.
Pour communiquer c’est soit c’est le tunnel du centre assez risqué, soit le pc de Destructo en passant par les toits. Ce soir, j’ai abusé de son hospitalité. Je ne sais pas si je pourrais continuer, sauf si on arrive à se débarrasser des enculés.
A l'aide.

lundi 8 octobre 2012

Jour 441 - A l'aide

Le 08/10/2012
Bureau de Daniel
22:14

Content de pouvoir vous donner des nouvelles. Je n’écris pas depuis le centre mais de chez Hell Destructo qui a accepté de me loger pour ce soir. Tout s’est bien passé. Les autres sont chez Monsieur Crassard, sains et saufs.
Je résume rapidement car Destructo doit se coucher tôt pour une mission « vitamines » à une nouvelle pharmacie.
La traversée du tunnel s’est bien passé. Chacun bouffant la terre remuée par celui de devant. Serge s’amusait à Peter sur Pascal, bref bonne ambiance. Mais au fond, chacun redoutait la sortie. Des centaines de morts vivants grouillaient dehors. Une fois arrivé au bout, fallait gratter, creuser et s’en prendre encore plein la gueule. C’est Jean Bat qui est sorti le premier...pas un bruit.... puis on a vu sa tête. «C’est bon» qu’il a dit.
Tout le monde dehors. Accroupis dans l’herbe humide on a jetait rapidement un œil aux alentours. La barricade et bien sur les zombies trop occuper à essayer de la franchir et de bouffer. Vite, technique de la marche en canard pour rester baissé. On a aperçu une lumière derrière la fenêtre de la cuisine du voisin qu’on a caillassé gentiment pour l’avertir. Au début rien, puis on a vu son visage rougeau. Soit par le vin ou bien la colère. Enfin, il est sortit en grognant et a semblé étonné de nous voir.
«C’est vous les petites tapettes? comment êtes vous sortis? c’est enculés vous ont pas eut?... bah, ben rentrez maintenant que vous êtes la...» et il nous a ouvert la grille.
Comme d’hab, on s’est réunis autour de la table de cuisine et une bouteille d’eau de vie. On a raconté notre histoire, puis j’ai demandé à Crassard si on pouvait dormir ici avant de trouver un plan. Il a un peu fait la gueule en gueulant qu’il voulait pas d’une bande de merdeux dans les pattes puis il a bu et s’est endormi sur la toile ciré avec les cerfs qui gambadent.
Voila, on avait réussi une nouvelle fois à s’évader. Cela dit le problème n’est toujours pas résolu. Danny est toujours retenu prisonnier et notre centre encerclé par deux races d’enculés.
Nom de dieu, aidez nous.


lundi 1 octobre 2012

Jour 434 - Les taupes sortent du trou

Le 01/10/2012
Bureau de Daniel
22:47

Bien. Dernier soir avant la sortie. On a creusé toute la semaine et d'après les calculs de Jean Bat on est arrivé suffisamment loin pour pouvoir accédé à l'extérieur sans que les enculés ne nous aperçoivent. On aurait pu pousser directement sous le jardin grillagé de Monsieur Crassard, mais le voisin a fait couler du béton pour maintenir son barrage.
On devrait sortir du sol a quelques mètres de chez lui, courir en évitant les morts vivants, tout en étant discret. Reste a attirer l'attention de Crassard pour qu'il nous ouvre. En espérant qu'il ne soit pas ivre mort.
Le plan parait risqué comme ça, mais on commence à avoir l'habitude.
Ce soir tout le monde se couche tôt. On a prévu de sortir à la nuit tombée. Les torches sont prêtes, les pelles et les pioches aussi. Demain, moi, Francis, Pascal, Serge et Jean Bat on rampera à la queuleuleu dans le noir et la terre humide en ne sachant pas ce qu'il nous attend dehors.
En écrivant ceci, je me rend compte que si on a la chance d'arriver chez Crassard en vie, je n'aurai plus accès à internet. Donc difficile de communiquer avec vous. Je me voit mal revenir le soir, seul à ramper dans le tunnel sombre pour taper sur l'ordi de Daniel.
Quoique, au point ou on en est, on a tous déjà fait plus idiot et stupide depuis le début. Et puis, qui sais, une fois la bas, faudra bien trouver un nouveau plan pour se débarrasser des militaires et récupéré notre élu, (Danny).
Ce soir je campe dans la cave avec Francis et Serge. On arrête pas de le réveiller et de lui faire peur avec la torche. Mais on a dit stop, pasque nous aussi on commençait à flipper.
A la semaine prochaine si tout va bien.




 

lundi 24 septembre 2012

Jour 427 - La resistance des vers de terre

Le 24/06/2012
Bureau de Daniel
23:23

 
Bon, ben, pas grand chose à raconter, hein. On creuse, on gratte on pioche. Le plus emmerdant c'est pour évacuer les gravas. On peut pas foutre la terre dehors, ça attirerait l'attention des enculés. Du coup on a un peu envahi la cave et une partie du centre. Y'a de la poussière partout qui nous piquent les yeux en plus des mottes de terre qu'on bouffe toute la journée. Depuis le début de la semaine, le tunnel s'est écroulé deux fois à deux endroits différent. On a du sortir Hermann et Francis de justesse. Ils arrivaient plus à respirer, tout rouge. Francis a réussi à sauver son bocal de vers de terre. Faut pas essayer de comprendre, Francis aime les animaux que personne aime.
On renforce pourtant les parties fragiles avec des morceaux de bois ou des planches arrachées aux lits et aux chaises.
Tout le monde est crevé et en a marre, bref, c'est un immense bordel qui règne au centre.
D'après les calculs de Jean Bat, on devrait en être à plus de la moitié du chemin. Hier en creusant, j'ai cru entendre des coups de feu... j'devais être juste en dessous d'eux.
Ce qui nous motive, c'est d'échapper à ces enculés et de retrouver Monsieur Crassard. Et aussi, sauver notre peau, car en observant les barricades et les centaines de zombis qui s'y massent jour après jour, ils ne devraient pas tenir bien longtemps. Les morts vivants ont l'air déchainés. C'est surement qu'ils ont faim... on doit être la dernière source de nourriture des kilomètres à la ronde. Ca va pas être facile une fois à l'extérieur. Bah on improvisera au dernier moment, comme d’hab.

 

lundi 17 septembre 2012

Jour 420 - On creuse le fond

Le 17/09/2012
Bureau de Daniel
23:10

Ca y est les mecs, on a un plan. Fini de cacher comme des rats et de subir leurs expériences. On va se casser en douce et les baiser à notre tour. Cette semaine rien, ils ne nous ont même pas gazé. Peut être qu'ils ont enfin trouvé ce qu'ils cherchaient. Bref, on s'est réuni pour réfléchir à un plan. Hermann voulait foncer dans le tas, en évitant les balles. Serge pensait contacter encore une fois Hell Destructo pour qu'ils les marave par surprise et puis Francis a trouvé. On l'avait déjà fait une fois : creuser un tunnel. Suffisait de commencer depuis la cave secrète de Daniel. (voir messages précédents). On est tous descendu par la trappe pour observer. Après vérification, les murs n'étaient pas en béton. Plutôt de la pierre vachement humide. Rien qu'en grattant avec le doigt, on arrivait même à faire tomber des morceaux. "C'est du salpêtre" a dit Jean Bat.
Bref, avec une bonne pioche on allait pouvoir s'enfoncer comme dans du beurre. Le plan était simple :
1- Se relayer jour et nuit pour creuser.
2-Passer sous les barricades,
3- sortir et fuir en douce jusque chez le père Crassard.
4- boire de l’eau de vie et faire un nouveau plan
Ah, et éventuellement trouver de l'aide pour récupérer Danny des griffes des méchants scientifiques.
On a fait un dessin détaillé pour que ce soit bien clair pour tout le monde.
Par contre, une fois à l'extérieure, faudra faire gaffe aux zombies ils sont vraiment très nombreux à présent. Chaque jour, des dizaines arrivent d'on sait où pour se masser contre la barricade. Ces enculés de militaires semblent même être débordés. Viendra bien un moment ou ils n'auront plus de munitions, non? et la on va rigoler.
Bon, je vous laisse, ce soir c'est mon tour pour aller gratter la terre.

 

lundi 10 septembre 2012

Jour 413 - Le soulèvement

Le 10/09/2012
Bureau de Daniel
21:50

Bon, les mecs, va falloir faire quelque chose. Les enculés à l'extérieur semblent s'être bien installé. Pire, ils ont recommencé plusieurs fois cette semaine à nous gazer. Même scenario : on voit arriver une bombe quand on s'y attend le moins, la fumée, on s'endort comme des merdes pour se réveiller des heures plus tard, à moitié à poil. Putain, mais combien de temps on va se laisser faire comme des bêtes de labo. Et ca se trouve ils nous enculent, c'est tout... On se réveille avec un mal au crane pas possible et l'autre jour, Francis s'est retrouvé sur les chiottes, le froc baissé.
"A mon avis, ils doivent nous faire des prises de sang, pour trouver un antidote à cette foutue épidémie" a dit Jean Bat. Il est for J.B. Mais si c'est le cas, qu'ils prennent l'élu (Danny), bricolent leur remède et nous foutent la paix.
Jeudi on a eu des nouvelles du voisin, Monsieur Crassard. Surement ivre et excédé de voir toutes ces tapettes en combi, il était monté sur le toit et tirait en visant les militaires qui tenaient la garde. On l'a pas vu longtemps, les hommes armés de mitraillettes on vite répliqué et Crassard s'est mis à l'abri fissa pour sauver ses miches.
Surement pour finir sa bouteille en insultant les communistes.
Y'a qu'un seul truc qui nous remonte le moral. Et ça c'est à force de passer des journées à regarder par la fenêtre. On a constaté que les morts qui marchent étaient de plus en plus nombreux à roder autour du centre et donc du camp des enculés. Nuit et jour, on entend de plus en plus de coups de feu. Hier au soir ils devaient être au moins une vingtaines, regroupé. L'un deux a même réussi a atteindre la barricade avant de se faire allumer le crâne. Bordel, vous allez voir qu'on va commencer à les aimer ces zombies.
Voila. Pas question cette semaine de me faire endormir. J'ai dénicher des masques dans la pharmacie de Daniel. Je le porte toute la journée, ça tiens un peu chaut, mais au moins j'me ferais pas enculer par surprise au prochain gazage.

 

lundi 3 septembre 2012

Jour 406 - Ca sent le sapin

Le 3/09/2012
Bureau de Daniel
22:50

Rien que des mauvaises nouvelles. On a fait les morts pendant toute la semaine en épiant les mecs au dehors. Ils ont continué leur étrange manège, bidouillant des machines ou isolant un peu plus la zone avec des palissades et des sacs de sables. Quelque fois on entendait des coups de feu. C’était les militaires qui abattaient un zombi en approche. On aurait pu se sentir en sécurité mais, tous, savions que quelque de chose de pas bon se préparait.
Mais ça arriva, un matin. Des bombes ont étaient lancées a travers les fenêtres. Elles ont libérées une épaisse fumée. On s’est mis à tousser puis a ramper au sol, la tête nous tournait puis, plus rien. Le trou noir. Je ne sais même pas combien de temps ça a duré. C’est salauds nous avaient gazé. Tout ce que je sais c’est qu’au réveil, on s’est tous retrouvé allongés dans nos chambres, entièrement nus. Tous sauf un: Danny. Après avoir enfilé quelques fringues qui trainaient dans nos placards, on a eu beau chercher partout, Danny avait disparu. Fallait pas chercher très loin. Les tarés en tunique blanche devaient y être pour quelque chose. Mais un détail inquiétait plus particulièrement Serge. Pourquoi nous avoir endormis et surtout pourquoi on ne portait plus nos vêtements au réveil? Avaient ils fait des expériences sur nous pendant notre sommeil? tout à coup j’ai eu mal au fesses en imaginant des trucs horribles comme une sonde anale. Ca se trouve ils ont fait des tests sur nous et nous ont injecté des trucs bizarres comme dans le film dans l’espace ou un mec a une sale bête dans le ventre..
Et enfin, pourquoi nous retenaient ils ici? Hier soir, Pascal a trouvé une cagette avec des pates, du riz et des conserves. Les cons, ils nous nourrissent maintenant comme des animaux. En plus on se sent mal, mous et fatigués, comme quand Delphine nous filait des médicaments.
On s’inquiète vraiment pour Danny. En hommage, j’ai retrouvé une photo de quand Danny voulait devenir top modèle, alors pour se moqué ont l’a pris avec l’appareil à Daniel. On voit aussi le petit chat que Hermann avait récupéré et caché dans son placard avant qu’il ne meure étouffé.
Quesqu’ils foutent, pourquoi ils ne nous attaquent pas, nous foutent pas en prison ou je ne sais quoi.
Ils font ce qu'ils veulent, squattent notre terrain, tuent nos zombies, enlevent notre pote et peut être nous enculent en plein sommeil. Non mais Oh!



 

lundi 27 août 2012

Jour 399 - Ca sent la fin

Le 27/08/2012
Bureau de Daniel
21:50

Alors la, cette semaine on a rien compris à ce qui nous est arrivé.
Début de semaine ça va. La chaleur était plus supportable et fallait seulement supporter les amazones aux seins nus quelques heures par jours et baisser la tête devant les fenêtre pour pas se prendre de flèches à la con.
C’est dimanche matin qu’on a eu un réveil assez brutal. Des bruits de tirs de camions et même des cris. A peine réveillé on s’est tous trainé à l’étage pour voir ce qu’il se passait encore. J’avais jamais vu ça. Des camions militaires et des types surarmés portant des masques à gaz dégommaient les pauvres amazones hystériques, une à une. Un vrai massacre. Puis un énorme bus genre scientifique a déboulé pour se garer pile dans notre jardin. Les militaires ont achevé les derniers zombies aux alentours puis ont fait signe au conducteur du véhicule. Une petite armée de mecs en blanc sont descendus en déballant rapidement leur matériel bizarre. Leurs costumes ressemblaient à ceux des cosmonautes. En moins d’une heure ils avaient déployé des barrières tout autour du centre et de grands plastiques qui nous cachait de l’extérieur. Putain, qu’on s’est dis, c’est quoi encore que ce bordel. On avait eu le temps de s’habiller et de descendre dans le réfectoire pour vérifier les serrures. Cette fois ça rigolait pas. C’étaient de vrais militaires et de vrais scientifiques. « Peut être qu’ils viennent nous sauver! » a lancé Francis. Pas sur. Et même si c’était vrai, on se sauvait très bien tout seuls jusqu’a maintenant.
Pour l’instant on fait les morts. On les laissent faire leur cirque. Pourtant je sens qu’ils savent qu’on est la. Et qu’il cherchent quelque chose de bien précis. L’élu.
Jvous tiens au courant, voici une photo de ces enculés.
Je sens la fin de la rigolade.

 

lundi 20 août 2012

Jour 392 - La canicule est une selection naturelle


Le 20/08/2012
Bureau de Daniel
23:54

Pour cause de canicule, on a rien branlé. Et même moi, j’en chie à taper ce truc avec le front qui goute sur le clavier.
Z’avez vu? Pas question de mettre la tête dehors. Avant c’était les zombies, mais la, même eux crèvent la gueule ouverte sur le bitume adhérant jusqu’au goudron en fusion. Ils font moins chier à taper sur nos portes.
Peu de nouvelles des amazones hystériques, à part quelques flèches qui passent par les fenêtres pour se planter dans les murs. T’façon, on risque rien. On passe nos journées à poil à se coller au carrelage des douches du centre. C’est le plus frais. Quelque fois l’un de nous bouche un évier pour inonder la zone et que chacun puisse patauger sur le dos. Ca trempe un peu le plafond du réfectoire d’en dessous, mais on s’en fout, ça tiens bon.
Le meilleur c’est la nuit. A force de se réveiller collé à nos lits et nos oreillers par la sueur, Serge a trouvé une solution. Partager l’unique ventilateur de Daniel.
On a tous descendu nos matelas dans le réfectoire pour les aligner en demis cercle. Au centre, le fameux ventilateur en position balayage de gauche à droite ou l’inverse. Suffit de ne porter aucun slip ou caleçon et l’air frais viens rafraichir nos couilles à tour de rôle. Un choix démocratique a dit Jean Bat.
Quelques fois on entend un FLAP. C’est la quequette qui se rabat subitement sur le nombril avec le vent.
Ca a l'air con comme ça, mais essayez.
Sinon, on cherche encore à se debarrasser ou seduire les amazones. Comme dis Destructo, peut etre qu'elles n'ont plus de tampax, ce qui les rend furax.

lundi 13 août 2012

Jour 385 - Comment séduire les filles

Le 13/08/2012
Bureau de Daniel
23:54

Ca commence à être un peu une habitude, mais on est encore dans la merde.
Vous savez quoi?, les amazones aux seins nus n’ont pas aimé notre petite visite à leur coin de pèche. Ni le petit mot. Jveux bien comprendre qu’une histoire d’amour peut commencer par des affrontements ou des provocations, mais la, soient elles sont vraiment folles amoureuses, soient elles veulent notre mort.
Z’avez déjà passé une semaine en évitant les fenêtres ou essayer de mettre le nez dehors sans se prendre une pluie de flèches?.
Les salopes. Doivent camper dans le coin, je ne sais pas comment elles s’organisent pour qu’il y est toujours une de ces furies à cheval pour nous surveiller. Elles tournent autour du centre, leurs nichons sautillants avec les pas des poneys géants. J’ai remarqué hier qu’elles portaient a présent des peintures de guerre sur le corps. Comme les indiens dans les films. Pas bon. Z’allez me dire, on a bien la mitrailleuse du père Crassard à l’étage, mais Serge a fini la dernière caisse de munitions pour essayer de chasser le pigeon.
On aurait pu compter sur les zombies qui trainassent encore, mais ces filles sont rapides sur leur montures, et, si elles veulent une flèche en pleine tète met rapidement un mort vivant à terre.
En plus, un arc fait beaucoup moins de bruit qu’un flingue, ce qui évite de rameuter tous les pourrissants du coin. Y’a que Père Crassard qui est content. Lui, elles lui en veulent pas. Il passe ses journée sur son toit à mater les amazones à poil avec des jumelles.
Enfin, bon, nous on a les stores et les portes criblées de flèches.
On s’est pourtant regardé dans la glace. On a des chemises, du sent bon, une maison avec à manger et des muscles pour les défendre des méchants, quoi d’autres? Bien sur, si on avait des bijoux qui brillent on les auraient donné, mais la dessus faut avouer qu’on est en rade.
Je comprend pas. Honnêtement, si vous avez une solution pour calmer et séduire des filles en période d’invasion zombie, tenez moi au courant.
Ce soir j’ai décidé en cachette de faire une photo pour nous mettre en valeur. J’ai copié la pose sur une page de magazine de parfum pour homme qui semble plaire aux filles. Avec des fringues et des tissus piqué dans la cave secrète de Daniel.
J’ai beau regarder je vois pas ce qui est à jeter. Je précise que la courgette est un légume poussant dans le jardin de Mr Crassard, mais il m’a dit que les « sex toys » sont à la mode. Je sais pas ce que c’est, mais si y’a un rapport à la taille du zizi, jlui fout une belle branlée. Bisous

lundi 6 août 2012

Jour 378 - le secret de l'amour

Le 06/08/2012
Bureau de Daniel
23:43

Bon, j’vous cache pas qu’on était un peu déçus des filles après la démonstration des amazones à cheval. Nous balancer des flèches et un message pas très sympa ne ressemblait pas trop à une invitation pour les baiser. Du coup, c’était un peu la déprime au centre cette semaine. On a bien joué à la claquasse, mais après que Francis se soit endormis sous le lit de Pascal, on a perdu la motivation.
(la claquasse est un jeu inventé par Pascal, cela consiste à se planquer quelque part, parfois plusieurs heures, et à surprendre quelqu’un en lui mettant une grosse claquasse avant de s’enfuir).
Entre mecs c’est sympa, on peu avoir des activités et des conversations intéressantes, mais les filles c’est bien aussi. Avec leurs nichons, leurs fesses et les cheveux longs qu’elles secouent. Ca sent bon le shampoing.
Même les zombis nous déprimaient. Que des mecs. Des hommes décharnés, certes, mais apparemment y’a que les males qui s’obstinent a errer autour de chez nous et à frapper à nos fenêtres. La plupart femelles ont dû crever, pas assez fortes pour choper de la viande fraiche, normal, depuis la nuit des temps, c‘est le l’homme qui part chasser pour la nourrir ou se lève tôt pour travailler pendant qu’elles glandent à la maison . Du coup elles meurent affamées. Bien fait.
Mais Hermann nous a exposé sa théorie hier soir. Ce qui nous a tous remis d’aplomb.
« Les filles qui sont attirées par des garçons font semblant de les ignorer pour attirer leur attention. Quand ça marche pas elles sont aigries et deviennent agressives, (d’où les flèches), car elles n’ont que leurs charmes sexuels à offrir. C’est la qu’on intervient, on les ignore à notre tour et on les provoque. Normalement après elles rampent jusqu’à nous et on les baise ».
Ouah! C’est une superbe théorie, ça, qu’on s’est dis. C’est si simple qu’on y avait pas pensé. Tout le monde a retrouvé le sourire. Fallait les titiller un peu plus, ces amazones, et on avait notre petite idée. Par chance Hell Destructo nous avait donné des infos. Ces filles avaient l’habitude d’aller pécher au bord de la rivière grâce à un carrelet abandonné. Un grand filet au bout d’un treuil métallique. Suffisait juste de tremper le piège dans l’eau et de le remonter régulièrement. Ah! Tu m’étonne, c’est même pas de la vraie pêche, c’est bien des filles ça.
Enfin, bref, on a décidé de s’y pointer en camion avec nos chemises et le reste du flacon de Mont saint michel sous les bras pour les exciter. Faisait beau en plus. On a vite trouvé leur coin. Chouette baraque en bois. C’est forcement un mec qu’a construit tout ça avant qu’elles ne le squattent. Elles sont pas venues mais Serge à découvert un trésor. Une caisse en fer planquée sous les planches. Des bouteilles d’alcool, de la bouffe et des bougies. Ah les salopes, elles devaient passer du bon temps ici, entre femelles. Ca devait être le butin d’une année de pillage. Du coup, on s’est servis, c’était fête. Hermann, Pascal sont aller cherché du bois pour le feu. On a grillé des brochettes d‘écureuil et arrosé les bouteilles de Ricard. Pour immortaliser l’instant, Francis à pris la photo. On a picolé en attendant les filles, mais rien. Surement qu’elles jouaient encore le jeux de l’ignorance. Du coup, après les 5 bouteilles de rouges et les bières, je ne sais plus qui a eu l’idée de mettre le feu à la baraque pour clouer la soirée et envoyer un message aux gonzesses. Jean Bat à balancé de l’essence, une allumette, puis on a reculé pour admirer le spectacle. C’était beau. On a repris la route, toujours amoureux. Sur que les amazones timides ont compris le message. Elles sont rebelles, elles ont besoins de vrais mecs. Les vrais mecs c’est nous.

lundi 30 juillet 2012

Jour 371 - Les filles aux seins nus sont des connasses

Le 30/07/2012
Bureau de Daniel
23:15


Alors j’ai une bonne et une mauvaise nouvelles.
La bonne c’est que le plan des affiches a fonctionné et qu’on a effectivement trouvé des meufs. Des filles qui se baladent seins nus, en plus.
La mauvaise, c’est que je crois qu’elles ne nous aiment pas trop. elles nous feraient presque regretter les salopes nazie.

Ca a commencé mercredi, lors de notre premier voyage en fourgon pour ramasser les éventuelles gonzesses qui auraient lu nos affiches. On a fait des allers retours en ville, trois fois le tour de la place, mais rien. On était un peu déçu. J’ai essayé de remonter le moral des autres en disant que c’était peu être vrai qu’elles ne savent pas lire.
Bref, on est rentré bredouilles avec nos chemises parfumées et nos souliers cirés.
Vendredi, on a eu plus de chance. Enfin, façon de parler, mais au moins on a vu quelqu’un. Alors que Jean Bat faisait demi tour pour sortir de la ville, un truc est venu se planter dans la carrosserie. Une flèche. On voyait bien la pointe aiguisée à l’intérieur du camion, à quelque centimètres prés, c’est Danny qui se la prenait dans la tête. J.B a décidé de déguerpir vite fait direction le centre. D’autres flèches sont sorties de nulle part et ont percées les portes arrière du camion. Putain, c’est quoi encore cette merde qu’on s’est dit.
Arrivé chez nous, on a percuté quelques zombis dans le jardin et on a foncé se planquer à l’intérieur. Il n’a pas fallut attendre longtemps pour savoir qui était à l’origine de cette attaque. Des chevaux sont apparut au loin, au galop. 5 ou 6. Au début on ne distinguait pas leurs cavaliers, puis au niveau de l’entrée du parc et du bâtiment on a pu admirer. Des filles. Des filles aux seins nus qui sautaient et remuaient à chaque coup de sabot, leurs tétons pointant fièrement vers le ciel.
Elles portaient uniquement un pantalon en cuir et des bottes. Brunes ou blondes, chacune avait les cheveux rasés sur les cotés et leurs crinières façon iroquois retombaient en arrière, le long de leurs dos bronzés et luisants de sueur.
Et bien sûr, les arcs qu’elles tenaient maintenant fermement en notre direction. C’est la que j’ai vu leurs poils sous les bras. J’savais pas que les filles pouvaient avoir ça aussi. C’est dégueux. Enfin, elles ont hurlé des trucs, j’ai rien compris, puis l’une d’elle a envoyée une flèche à travers la fenêtre. Elle est venue se planter contre le mur de la chambre à Serge. En plein dans le poster de Immortal. On a retrouvé ce message accroché dessus, que j’ai scanné. Quand on est retourné à la fenêtre, ces folles s’éloignaient sur leur montures en poussant des cris hystériques. Les chevaux devaient venir du centre équestre du coin. J’avais déjà tué des poneys par la bas.

Enfin, bon. Encore des tarées. J’ai pas tout compris tous les mots sur leur message, mais j’pense que c'est mal barré pour se les faire si elles nous traitent de porcs.




mardi 24 juillet 2012

Jour 364 - Comment devenir père.

Le 24/07/2012
Bureau de Daniel
23:50

On a fait des photocopies dans le bureau de Daniel, en choisissant le plus beau d’entre nous pour illustrer et appâter la meuf.
On a passé la semaine à les agrafer partout en bagnole. En faisant gaffe aux harpies nazies qui doivent nous surveiller malgré la mort de leur reine. Encore plus dangereuses que les dizaines de zombies qui nous rendent visite chaque jour en titubant, aussi con qu’un mec affamé sorti de boite qui cherche un kebab en beuglant. Le marteau dans la gueule suffit à faire reigner silence.
Vivement mercredi, qu’on fasse le plein de meufs. J’ai scanné l’affiche qu’on a foutue partout pour ramasser des filles en fourgon. Il me tarde.
Nous reste plus qu’un flacon d’eau de cologne Mt saint Michel pour sentir bon.






lundi 23 juillet 2012

Jour 357 - Comment larguer une fille

Le 17/07/2012
Bureau de Daniel
23:15

Ah les salopes! J’espère que vous l’aviez compris, c’est ces connasses nazies qui m’ont obligé à écrire ce message depuis leur Q.G. Sous la torture bien sur. J’ai reçu plein de coup de cravache dans la gueule. Mais je continuai à sourire, rien que pour les énerver.. C’était facile pasque je fixait leurs décolletée qui laissait entrevoir leurs gros titis qui remuaient au rythme des coups.
Vous vous demandez comment on a pu tomber une deuxième fois dans leur piège? Bon ben, avec l’aide de Destructo et du père Crassard, on a décidé de libérer ceux qui étaient retenus prisonniers en attendant qu’on leur livre le vrai Elu. Elles ne voulaient pas croire que c’était Danny. Du coup on a décidé de faire passer Monsieur Crassard pour celui qu’elles attendaient. Il avait mis ses plus belles bretelles et son béret de fête. La grande classe.
Bref, on s’est pointé la bas, avec un plan un peu foireux, genre on fait diversion, Hell Destructo leur pete la gueule et on se casse.
Seulement les salopes nous ont eu. A l’entrée, l’une d’elle nous a pris par les sentiments, on nous disant qu’elle voulait partir d’ici et vivre avec nous, le tout en nuisette sexy. Et Vlan! Re- piqure. Sommeil. Réveil gueule de bois mais cette fois, dans une fosse en béton de la taille d’une piscine. Tout le monde était la. Moi, Serge, Danny, Hermann, Destructo et Crassard. (Oui, sauf Francis qui été resté au centre s’occuper de Pascal). On a lentement repris nos esprits et une voix que je connaissait nous a parlée.
« Alors? Bande de betits cons! Debout!… Ch’espere que zette fois zi fous m’avez aborter le frai élu!, hein?… ».
La chef des nazies bonnasses se tenait au dessus de nous, entourée de ses copines. Discrètement j’ai essayé de ramper un peu pour tenter d’apercevoir quelque chose sous leur jupes, mais il faisait trop sombre.
« Alors? Qui est l’heureux élu? » qu’elle a demandée.
Vu notre situation, personne n’osa se proposer ou même dire quoi que ce soit. Ce qui avait l’air de la foutre en rogne.
« Arh! Assez berdu de temps! , enfoyez les monstres!!! Nous ferons bien qui est le frai élu! Ahahah! ».
La deux de ses copines sont aller chercher quelque chose. On a vite compris ce que c’était. Bruits de grognements et de chaines. C’est salopes allaient nous balancer des zombies et nous observer en train de se faire bouffer un à un, jusqu’a ce qu’elles obtiennent ce qu’elles veulent.
C’est donc peu surpris qu’on a vu apparaitre le monstre en question enchainé par nos deux coquines. D’un coup de pieds appuyée, l’une d’elles a poussé le zombie comme une vulgaire marchandise. Seulement, le pauvre s’est mal réceptionné et a atterri la tête la première et s’est fracassé le crane sur le béton. On a pas pu s’empêcher de rigoler, ce qui a énervé encore plus la cheftaine.
« Idiotes! Allez m’en chercher un autre! Et zette fois, faites attenzion au materiel!!! ».
Le second est tombé. Bien vivant. On rigolait plus beaucoup. Chacun reculait doucement en se cachant derrière son voisin. Par reflexe ou instinct de survie tous les regards se sont fixés sur Destructo. Le seul qui pouvait nous sortir de la. Le zombie était encore retenu par une chaine, mais avançait lentement vers nous en gerbant du sang. Sale gueule, même pour un mort.
Ce qui suit peur heurter la sensibilité des plus jeunes, ou, être de la bombe de balle.
Même dans les films de kung fu ou les films de baston, on avait jamais vu ça. La fureur de Destructo allait atteindre son paroxysme. C’est aller si vite que j’ai du mal à vous retranscrire exactement ce qu’il s’est passé.
On a vu Mr Hell bander les muscle et prendre appuis sur ses paraboots. Pieds droit légèrement en retrait. Ne semblait faire plus qu’un avec le sol. Puis bondir en un éclair vers l’ennemi. Saisir la chaine et faire un volt face en enlaçant les anneaux de métal autour du coup de sa victime. Tire d’un coup sec, la tête du mort vole dans une gerbe de sang noirâtre et tombe sur le sol. Coup de pied précis et bien placé, le ballon de chaire grimaçante vient frapper une salope au visage, la tête semble morde la jugulaire de la pauvre femme. Elle est foutue. La chaine toujours enroulée autour de son poignet, Destructo la fait virevolter 2 ou 3 fois et viens toucher la seconde fille en pleine mâchoire, pluie de sang et de dents cassées. A terre. La cheftaine tente de fuir, trop tard, l’arme redoutable de Hell s’enroule autour de ses jambes et la plaque au sol. Nez cassé. Notre Humungus enragé la tire vers la fosse, sont corps de bonasse dégringole sans manquer de manger le rebord de la piscine avec sa mâchoire et s’écrase à nos pieds. Visage en sang, dents pétées.
On a gagné. La bombasse nazie est moins bandante cette fois. On comprend même plus ce qu’elle baragouine entre sa mâchoire disloquée.
Destructo relâche sa prise et se masse un peu le bras, à peine essoufflé.
Tout danger écarté, on en a profité pour lui foutre des coups de pieds dans les côtes. Faisait moins la maline, la conne.
Jvous passe les embrassades et les félicitations mutuelles etc…
Courte échelle. On a pu tous remonter de la fosse de la mort et prendre une nouvelle fois la fuite avant que d’autres de ces harpies ne débarquent. Retour au centre. Tout le monde parlait en même temps pour expliquer et mimer la scène à Pascal et Francis. Au faut Pascal va mieux, il n’a plus de fièvre, mais il s’habitue lentement à l’idée qu’un bras en moins va compliquer un peu les choses. Notamment ouvrir une bouteille de pinard.
Bref, mis à part ça, on est pas encore débarrassés des salopes nazies…

Pas eu le temps de prendre des photos, alors j'ai pris les crayons de couleurs pour vous faire un dessin


lundi 9 juillet 2012

Jour 350 - Tout va bien

Bonjour. C’est Patrick, responsable du blog Cotorep of the dead.
Tout va bien. Je tiens à déclarer que tout ce que j’ai raconté est de la pure fiction. J’ai cherché à attirer l’attention sur moi en inventant des histoires de morts vivants et de fin du monde. Cela dit, j’ai rencontré des personnes très agréables et sexy au musée d’art moderne à 20 km de la Ballastière. Venez tous, sans armes. On s’amuse bien. Si quelqu’un connais un certain « élu », il y a même une récompense de 10 000 euros pour toute information.
Les filles sont nue et pas farouches, ya du vin et de la charcuterie pour tout le monde. Vous devez avoir faim. Venez avec l’élu.

Patrick.


mardi 3 juillet 2012

Jour 343 - Comment se faire des meufs bonnasses

Le 03/07/2012
Bureau de Daniel
23:50

Bon, désolé pour hier, mais on était crevés. Pascal dort enfin. Jcrois qu’on a sauvé son bras, enfin son moignon, maintenant. Ca serait cool de lui mettre un crochet, mais il est pas d’humeur à la rigolade.
Que je vous raconte, alors, oui, on a trouvé de la meuf. Tout plein. Et des bonasses en plus. Pourquoi on est rentré alors? Ben voila :
Départ dans la bonne humeur, trajet en chantant, arrêts pipi à cause de Danny. Mais la plupart du temps on restait collés à la vitre pour regarder le paysage. Voitures abandonnées, traces de sang, des accidents, les glissières de sécurités étaient défoncées par endroit, on a même vu en bus en contrebas. Dommage pour eux. Puis enfin quelques maisons, on approchait de la ville voisine dont personne ne connaissait le nom. Un premier rond point, puis deux, tout était désert. Toujours pas de morts vivants. Bizarre, ça.
Puis c’est la que les enmerdes ont commencées. Jean Bat a pilé brusquement. Une gonzesse faisait de grands signes, seule au milieu d’un carrefour. Une vraie, avec une robe rouge et des seins. Elle semblait appeler à l’aide. On s’est arrêté. « c’est peut être un piège » a dit J.B.
Pas con. On allait pas se faire avoir encore une fois. Mieux valait se méfier. Mais trop tard, Danny et Hermann avaient déjà ouvert la portière du van et galopaient vers la fille, bientôt suivi de Serge, de J.B et enfin de moi-même. (merde, j’allais pas rester ici pour laisser les autres passer pour des héros aux yeux d’une gonzesse). Y’a que Francis qui est resté. Il était très bien ici.
On est arrivé devant elle, en reprenant notre souffle et en se recoiffant. La pauvre sanglotait. Putain, elle était encore mieux de prés. Une blonde, genre 25 ans, nuisette rouge qui laissait apparaitre ses tétons. Ses pieds nus étaient un peu sale, mais elle portait une chainette à la cheville super sexy. Je sais pas combien de temps ça a duré exactement mais on est resté la, à la regarder, en silence. Puis elle s’est arrêtée de pleurer ; a reculée lentement tout en se recoiffant. Merde. Encore trop tard, on s’est tous sentis comme arrachés du sol puis compactés dans une sorte de filet géant. Putain, c’était bien un piège. Et un piège à la con, comme dans bip bip et le coyote. Nous voila donc entassés comme une grappe humaine pendue à un réverbère. J’avais un genou dans l’œil et le coude de Danny dans les côtes. On devaient avoir l’air bien con, comme ça. De mon œil valide, j’ai aperçu la fille, elle a vite était rejointe par deux autres conasses, habillées cette fois. Genre costume militaire. L’une d’elle a ouvert une petite valise et sortie une seringue. Merde, j’ai pensé, c’est pour nous, ça… Et bien évidemment, la femme s’est approché de nous et a commencé à piquer dans tous les culs qui dépassaient jusqu’au miens avant que je m’endorme. J’ai voulu crier « salope » mais j’ai juste réussi a faire un « fffalopf » baveux puis plus rien.

Réveille façon gueule de bois. D’abord un peu flou, peu de lumière, des bougies, une tête de cochon avec une pomme dans la bouche. Ca y est, je suis attaché à une chaise autour d’une immense table. Des chandeliers, d’énormes plats remplies de charcuterie, des couverts en argent… Quesque c’est que ce bordel j’ai pensé. En reprenant un peu mieux mes esprits j’ai aperçus les autres ligotés, eux aussi, autour du banquet. Danny dormait encore, les autres regardaient comme moi autour d’eux. Une grande pièce, murs en pierre, un grand drapeaux rouge et noir pendait au dessus de nous. J’avais déjà vu ce truc dans un film sur Arte.
Enfin, on a entendu des bruits de pas. Claquements de chaussures à talon. Une femme, voir deux. A cause des liens je ne pouvais pas tourner la tête pour les voir. Mais bientôt, deux énormes bonasses se sont présentée en bout de table. Deux grandes blondes. Cheveux tirés en arrière sous une casquette militaire. Rouge a lèvre rouge écarlate. Leurs énormes seins étaient serrés dans un chemisier et un tailleur cintré à la taille décoré de médailles. On aurait dis que les boutons de la chemise allaient éclater sous la pression. Jupe droite jusqu’au dessus du genou. Et enfin de grandes jambes chaussées dans de beaux escarpins noirs brillant.
La première a sortie une cravache pour l’abattre d’un coup sec sur la chaise de Pascal.
« Bienvenu, betits hommes que fous êtes! » Bizarre comme accent. (Danny aussi avait du faire de l’orthophoniste quand il était plus jeune a acuse de son zozotement). J’ai rigolé et la dame s’est mise en colère :
« silence! »
« Fous êtes nos invités ze zoir, feuillez rester boli z’il fous plait! »
Elle s’est assise et a posée sa cravache à coté d’elle.
« Bien, quest ze qu’il fous amène ici? Hein? L’alcool, les filles faciles? Ahr… Fous êtes à l’image de la décadence qui régne à l’extérieur! »
« Bah! Mangez! Maintenant…on discutera blus tard! »
Ce qu’on a fait. Un, pasqu’on avait faim et deux pasqu’on avait envi de faire tout ce qu’elle disait. On a alors bouffé comme des furieux, y’avait même du vin que Pascal s’est empressé d’entamer. On a à peine aperçu la dizaine de filles venues nous rejoindre. Elles se sont positionnées juste derrière nous. Costume en cuir noir militaire aussi. Casquettes mais pas de jupes. Leur veste descendaient jusqu’à la cuisse et laissaient apparaitre des bas en porte jarretelle. Toutes brunes coiffée au carré, lèvres rouge. Je vous épargne le descriptif détaillé de leurs décolletés exubérants. Bref, elles ont commencées à nous chatouiller le cou, les épaules et des bisous sur l’oreille. Peut être qu’on étaient mort, j’ai pensé, et que c’était le paradis des survivants. Et puis non. La Chef s’est levée d’un coup et a encore fait claquer sa baguette.
« Il suffit!… je fais être direct! Zi vous foulez profiter, il fa falloir me donner ze que che veux. Nous, foulons l’élu! Le zur-homme! Et che zais qu’il est afec fous!!! »
Complètement hystérique, elle en a même perdue des mèches qui tombaient sur son front.
Putain, mais que qu’ils ont tous avec l’élu! Pas question qu’on leur donne Danny.
« c’est moi, c’est moi » Qu’il a gueulé d’un coup, excité par les massages des lieutenants bonasses.
Tout le monde étaient pétrifié, mais que qu’il fait ce con, on s’est dit.
La mère maquerelle militaire s’est approché de lui et l’a longuement fixé du regard. Danny a souri avec fierté.
« Z’est za le zur-homme?… nein, fous fous foutez de moi!!…che fais perdre patiente!! Ou est l’élu!!!! »
La elle a carement perdue sa casquette. Sa copine blonde a essayée de la ramasser pour lui redonner. Elle s’est prise une violente baffe dans la gueule.
« Drés bien! Enfermez moi tout ça! Foutez les dans la cave avec nos trésors….ahah! Ch’adore le contraste!!»
Et c’est comme ça qu’on s’est retrouvé enfermé dans une grande cave. J’en ai marre des caves. Cela 3 jours durant. Elles cherchaient à nous affaiblir pour parler. Pourtant, Danny frappait à la porte avec notre accord pour hurler qu’il était le vrai élu. Que dalle. Ces connasses attendait le sur-homme. Plutôt grand et blond. Enfin, bon, on s’est occupé comme ont peut. En fait elles devaient stocker ici des centaines de richesses et d’œuvres d’art, comme nous l’a expliqué Jean Bat, elles avaient dû voler amasser ces richesses ici en attendant un jour meilleur.
Y’avait des chandeliers, des bijoux, pleins de tableaux et des objets à la con. A un moment Serge a cru découvrir des chiottes, une pissotière, mais c’était pas branché au tout a l’égout. Tant pis, on a pissé dedans. Moi j’ai trouvé une pile de tableaux à la con, certains étaient bien foutus, d’autres non. Pour faire marrer les copains, j’ai trouvé une peinture d’une grosse moche qui souri en plus. J’ai fait un trou pour passer ma langue a travers et dessiné une bite prés de sa bouche. Qu’est-ce qu’on a rigolé!
Bon, pas trop longtemps, vu que la salope nous a libéré un matin en nous proposant cela :
« Chai réfléchi. L’élu n’est bas parmi fous. Che garde deux otages et fous allez me chercher le frais zur-homme, compris? Ou sinon, che tue fos petits camarades mongoles!… » On pensait avoir pigé, mais les brunes ont chopé le Pascal et l’ont plaqué sur la table.
« Foici, une betite démonstration pour fous montrer que che ne rigole bas! »
La elle a tranchée la main de Pascal d’un simple coup de hachoir sorti de nulle part.
Panique à bord, je passe les détails douloureux, nous voila moi, Jean Bat et Pascal raccompagné à l’extérieur pour ramener un élu qui n’existe pas. Plus Serge, Danny et Hermann prisonniers et otages des harpies. C’est la merde. Les dix bonnasses nous ont escortées j’jusqu’à la sortie avec leurs Luger planté dans le dos.
Avec des cagoules pour qu’on ne puisse pas reconnaitre les lieux et donc leur base, puis nous ont lâché sur le carrefour ou nous étions tombés dans leur piège.
« A dans 3 jours ! » a dit une des pétasses. Mais putain que qu’elles sont bonnes, j’ai pensé.
Le van étais toujours la, y compris Francis qui attendait paisiblement en comptant ses doigts.
« On t’a pas manqué? » a dit Jean Bat. Il a juste répondu qu’il commençait un peu a s’ennuyer et puis à fait remarquer à Pascal qu’il lui manquait une main. Le pauvre souffrait et le torchon sale fixé à son moignon commençait à pisser le sang. On s’inquiétait un peu, même si il a quand même trouvé la force de sortir de sa main valide une bouteille de schnaps de son froc avec un fierté.
Jean Bat a roulé vite, direction le centre.
Bon, si on veux libérer Serge Danny et Hermann va falloir trouver un élu.
Y’a nous mais c’est foutu. Hell Destructo passerai bien mais il est brun.
Reste Monsieur Crassard, blond aux yeux bleus. Mais va falloir le convaincre de jouer le Sur-homme.
Fais chier, je préférai finalement les glissades en chaussettes.

lundi 2 juillet 2012

Jour 363 - Comment se faire des meufs

Le 03/07/2012
Bureau de Daniel
01:58

Désolé, mais il est super tard,
On vient de rentrer en catastrophe. J’ai les chaussettes et les dessous de bras mouillés, on en a pris plein la gueule.
Tout le monde est vivant.
Sauf Pascal qui a un bras coupé, on galère à le cicatriser avec une boite d’allumettes. Heureusement, il picole du schnaps piqué aux harpies pour calmer la douleur.
Sinon, oui on a trouvé des filles. Mais elles ne sont pas très dociles. Enfin, mois que dans les clips de rap à la télé.
Je vous raconte ça demain. C’est la première fois qu’on se cache pour que des filles ne nous trouvent pas.
A demain.

lundi 25 juin 2012

Jour 356 - Comment trouver un mec bien

Le 25/06/2012
Bureau de Daniel
23:33

Qu’est-ce qu’on se fait chier putain. Les journées sont longues. On dort jusqu’à 15 h, on bouffe une conserve, un peu de bagarre, quelques glissades en chaussettes et on retourne se vautrer dans le lit ou le canapé. La VHS de Rasta rocket est bousillée et Danny a perdu ou avalé les dernières pièces du Docteur Maboule. Y’a que Hermann qui passe des heures dans la pièce secrète découverte la semaine passée. Personne n’ose s’y aventurer du coup. Même les chiottes sont tristes, y’a le new look de mai 2009 qui a collé au carrelage à cause de la pisse mal visée.
Hier, Serge a tout de même lancé une idée comme, ça. Il semblait avoir réfléchi longuement puisqu’il avait convoqué tout la monde dans la cantine pour exposer sa théorie.
«Voila,» qu’il a dit. «Ca fait maintenant plus d’un an exactement, qu’on est la. Le peu de survivants qu’on a pu croiser sont morts ou bien potes avec nous. Le seul problème, c’est que c’est que des mecs. Les seules femmes du coin sont des zombies et veulent nous bouffer. Merde. A croire qu’il y en est aucune qui est survécue au chaos…je sais qu’elles sont moins fortes et moins intelligentes que les hommes, mais doit forcément en rester une ou deux, quelque part… Protégées par des mecs, bien sur…»
A la surprise de tous, Francis s’est levé pour prendre la parole :
«Pourquoi trouver des filles? On est bien entre nous, la… On est plus obligé de prendre des douches, ni de ramasser ses chaussettes… en plus elles glissent vachement mieux quand elles sont sales.»
Y’a eu un petit temps de flottement, mais personne n’a eu envi de relever. Serge a repris son explication:
«Ecoutez, cette invasion de zombies, tous ces morts, ça a du faire un trou énorme au niveau population. Nous sommes peut être les derniers représentants de la race humaine, il est de notre devoir de repeupler le monde et de reconstruire une société nouvelle !… »
Ouah! Il parlait super bien! Il avait du tomber sur un bouquin à Daniel pasque j‘ai pas tout pigé.
«Bref, faut qu’on trouve des filles pour les baiser»
La tout le monde a compris et a applaudis. Super plan.
Et puis c’est l’occasion de bouger un peu en prenant des vacances au delà de notre petit patelin.
C’est donc dans l’excitation générale que tout le monde a préparé ses affaires. Sacs, coussins, bouffe, bouteilles d’eau, essence ok pour le mini van. On a fait ça bien. Une semaine maxi à l’extérieur, j’ai insisté auprès des autres. J’dois tenir notre blog. Ce soir on a décidé de se faire beaux pour les filles. On a lavé quelques fringues dans le lavabo avec de l’eau et une pleine bouteille d’eau de Cologne Mont saint Michel piqué à Daniel. Ca sent fort, mais faut bien ça pour attirer la femelle à des kilomètres.
Hermann a insisté pour se faire couper les cheveux. Bien propre, il a dit. Ca plait aux filles.
Mesdames les survivantes qui, peut être, lisez ceci, voici le géniteur parfait pour votre nouveau monde. On arrive.

lundi 18 juin 2012

Jour 349 - Du fist fucking dans la cave de la Ballastière

Le 18/06/2012
Bureau de Daniel
23:56

Avant tout, merci pour les messages sur le blog ou par mail des survivants. On se tiens au courant. Dommage qu’il soit difficile de se déplacer. Et merci à ceux qui ont voté. Le message est clair, on va se débrouiller pour vous donner tout ça… Tuer, ça c’est fastoche avec tous ces enculés dehors, y’a que pour les filles nues que ça va coincer. Déjà en temps normal, on a du mal à les approcher, mais la, avec ce chaos et tous ces morts…Mais je promet de faire des efforts.
Le retour des nazis, c’est fortement possible, j’sais pas pourquoi, mais j’le sens bien. On a tout eu, manquait plus qu’eux.
Merci enfin, pour les « autres réponses » du sondage, ça peut nous inspirer à l’occasion. (les balistos fruits des bois, putain, si on en trouve c’est la fête, pour le psy, on verra, si on en trouve un encore vivant).
Bien, sinon, je ne vais pas vous le cacher, cette semaine on a rien branlé. Mais alors, rien. Déjà il a fallut se remettre de la gueule de bois mémorable décrite la semaine dernière. Puis on avait besoin de repos.
A l’extérieur, les rats étaient toujours la. Les zombies aussi commençaient à revenir petit à petit. Peut être à cause de l’explosion. Le bruit avait du les attirer ici. Le bon côté, c’est qu’ils s’attaquent maintenant aux rats. Plutôt que de crever la dalle en cherchant désespérément un humain assez con pour tomber entre leurs mains pourrissantes, ils se rabattent sur les animaux. Ahah! Faut les voir essayer de choper ces petites bêtes 10 fois plus rapides qu’eux. Ils se vautrent comme des merdes ou se chamaille la moindre proie. Du coup ils nous laissent un peu tranquille.
Ah si, il s’est passé un truc avant-hier. On a découvert des crottes de rats dans la réserve. Et des paquets de pain d’épices ouverts, comme si on les avaient grignoté. Ca pouvait pas être Francis, les traces de dents étaient trop petites. Les rats. 9a pouvait être que ça. Mais alors bordel, par ou Est-ce qu’ils arrivent à entrer, qu’on s’est dit. En fouillant la petite pièce à la lampe de poche on a trouvé on trou dans le sol. Juste sous l’étagère qu’on avait placé ici pour foutre les conserves. Le creux faisait a peu prés la taille d’un balle de golf. Puis en regardant bien les petits carreaux marronnasses, on a remarqué une fente, puis une autre… ça formait un grand carré. C’est Jean Bat qui a tout de suite pigé le truc. On avait découvert une trappe dans le sol. Le trou était surement la pour permettre de la soulever à mains nues. On a libéré le passage, un peu excité de notre trouvaille et Serge à passer les doigts dans l’ouverture avant de tirer de toutes ses forces. Il était tout rouge, je crois qu’il a pété, ou alors c’était le grincement de la trappe en béton. Enfin, on a tous pu admirer le trou béant. Pas de lumière encore une fois, mais on apercevait un petit escalier en bois. C’est Danny qui a été choisi pour être le premier à descendre. «C’est rien» à dit Jean Bat, «c’est juste une seconde réserve pour la cuisine. Le bâtiment est ancien, ils devaient surement conserver des trucs la dedans…»
« ou du vin! » a fait remarqué Pascal. Dans les deux cas, ce serait une bonne nouvelle. Bref, Danny a vite était rassuré quand il a trouvé un interrupteur juste en bas de l’escalier. C’est bon, les gars, qu’il a dit, « venez voir! C’est une salle de muscu! ». On l’a rejoint à la queuleuleu, un peu étonnés et déçus. Effectivement, y’avait pas de vin, ni de bouffe et surtout, c’était pas une salle de muscu.
Certes y’avait un banc en cuir, des chaines qui pendaient au murs et des objets lourds et brillants de toutes les formes. J’avais déjà vu ces trucs dans les magazines de Hermann. Ca servait pas trop à se faire les muscles, sinon celui du trou de fesse. Y’avait même un cône de chantier orange avec une balle de tennis coincée au bout. Et des cordes, des tas de cordages dans tous les coins. Merde, c’est une salle de torture. On hésitait tous entre le dégout et la curiosité. Depuis combien de temps c’était ici?
Puis Danny trouva l’explication. Il brandissait une pile de photos, tout excité. « regardez, les mecs!, on voit Delphine à poil!!… et Daniel aussi, berk… ». On s’est jeté dessus, en se les faisant passer une à une. Effectivement, on a reconnu Notre dame de cantine et notre éducateur. Dans pleins de positions bizarres. Tiens, j’pensais pas que le corps humain pouvait faire rentrer une boule de pétanque aussi facilement…
Y’en avait une vingtaines, toutes plus dégueulasses les unes que les autres. On a reposé les images en s’essuyant machinalement les mains au pantalon. Super, on avait découvert que celle qui nous préparait à bouffer et celui qui s’occupait de notre réinsertion sociale se fistaient en cachette dans la cave de la cantine. Merde, alors. Jean Bat pointa un doigt vers un coin du mur : « doivent passer par la… les rats ». On a bouché le trou avec ce qu’on pouvait puis on est remonté fissa. Hermann a insisté pour ne pas refermer totalement la trappe, comme quoi ça pouvait toujours servir etc… Pas osé le contredire, suffisait de refermer la porte et puis basta.
Jvous l’ai dit, c’était une semaine de merde.
Voici quand même une des photos de Daniel et Delphine. Et dire que Daniel nous interdisait de boire.

lundi 11 juin 2012

Jour 342 - Un an de cotorep of the dead

Le 11/06/2012
Bureau de Daniel
23:05

Putain, les gars! Dans 3 jours, jviens de me rendre compte que ça fait un an déjà!
Un an que tout à commencé. Un an que j’écris sur ce foutu blog. Ca passe vite à force de faire toutes ces conneries, de courir, de chercher à bouffer, ramper dans des orties, de faire péter des trucs… merde alors. Chaque lundi soir à m’enfermer dans le bureau de Daniel pour vous raconter nos aventures passionnantes et chercher de l’aide. Donc, merci à tout ceux qui nous lisent et ceux qui nous ont soutenus ou aidé. Bravo à vous qui êtes parvenus à survivre comme nous, qui êtes la, quelque part, bien barricadés. On les a bien niqué ces enfoirés de zombies. Je sais c’est pas fini et les morts rodent toujours. Plus trop en ce moment du côté de chez nous après le massacre de la semaine passée. Par contre, le problème c’est l’odeur et les rats. Ca pullule de rats un peu partout dehors. Faudrait pas qu’ils arrivent à rentrer ces saletés… Il a plu un peu hier, du coup la merde s’est un peu évacuée, mais les restes de cadavres attirent les corbeaux et ces putains de rongeurs. Bon on va pas se plaindre, ce soir c’est la fête. Biscottes, boites de maïs et eau de vie du père Crassard. Serge l’a dit : « ce soir je vomis. », mais Serge vomit tout le temps. Pascal va boire, danser à poil devant son reflet sur la baie vitrée puis dormir face contre terre. Hermann cherchera la bagarre à travers un ennemi invisible avant de se cogner lui-même. Danny chantera la bouche pleine d’alcool (on a planqué les allumettes pasqu’il rêve d’être cracheur de feu). Francis tentera d’organiser un cache cache, auquel personne ne participera et, comme d’hab, on le retrouvera le lendemain, endormi dans un placard. Jean Bat, lui, fera le DJ avec la touche ULTRA BASS du lecteur cd-cassette du centre.
Moi j’observerai tout ça avec sagesse avant de me retirer sur le toit pour griller une dernière cigarette en observant les étoiles, mes santiags posées sur la mitrailleuse, pensant à tout ce qu’on a traversé.
Non, je rigole, jsuis pas pédé. Je finirai la gueule dans le vomi et dans l’escalier.
Le père Crassard nous réveillera demain à coup de pieds, en gueulant que c’est pas avec des merdeux comme nous que la guerre sera gagnée.
Reste Hell Destructo, qui ne fait pas la fête avec nous, mais garde un œil averti sur les saloperies du haut de son Dojo de la mort.


sondage

lundi 4 juin 2012

Jour 335 - Viva la merda

Le 04/06/2012
Bureau de Daniel
23:58

Super! On les a bien niqué ces enfoirés! Le tout dans la merde, la vraie!
Bon, on va encore me reprocher de toujours parler de caca, mais cette fois j’y peux rien, on a créé la première explosion gigantesque de merde.
Yen a partout, les maisons, les rues, les arbres, le tout mélangé à des restes humains. Voyez le tableau?
Enfin, j’m’explique. Dans la semaine on a réfléchi à plan pour échapper à la horde de zombis que nous avait préparé les satanistes cannibales. On avait planqué Danny (puisque c’est lui qu’il voulait) chez Destructo et demandait une nouvelle fois de l’aide au vieux sage, le voisin Crassard.
Il nous avait déjà dépanné d’une mitrailleuse et de munitions, mais il gardait le meilleur pour la fin. Tous réunis autour de sa table à manger, il a ouvert religieusement une vieille caisse et en a sortit comme deux énormes œufs emballés dans des chiffons sales. Sauf que les œufs étaient en fait des obus, souvenirs de Sa guerre, comme il dit…
Fallait faire gaffe en les manipulant. Du coup pour éviter de trembler il a ouvert une bouteille d’eau de vie. C’était super impressionnant de voir ces trucs en vrais, c’était donc ça les trucs qui tombaient des avions à la télé pour faire des trous énormes chez les méchants d’en dessous. Avec ça, on étaient un peu plus sur de nous. Le plan était simple : leurs larguer ces deux trucs à la gueule et se planquer vite fait. Ouais, sauf qu’on a pas d’avion, a fait remarquer Serge. C’est juste. Tout le monde a un peu donné son avis, et après avoir abandonné l’idée de la catapulte et du lance pierre géant, Crassard a claqué son verre sur la table, s’est épongé avec sa chemise et à dis vos gueules.
«petits cons, vous êtes pas obligé de les envoyés du ciel ces machins la!… Suffit juste de les maltraiter un peu et ça pète. C’est tout. D’ailleurs, rend moi ça toi, t’es assez con pour le lâcher» (ça s’était moi).
Ok merci, Crassard. C’est vrai, on avait qu’a trouver un moyen de les approcher d’assez prés et de leur envoyer… assez fort. Je vous passe les idées à la cons et les discutions, c’est Jean Bat qui à trouvé. On allait fixer les obus à l’avant du bus, rouler à fond et l’envoyer direct sur leur nouveau Q.G, soit la station d’épuration. On fait une pierre deux coups, on bousille leurs gueules et les zombies avec. Génial.
Super excités on a tous participer à l’atelier bricolage. De la corde et du gros scotch pour fixer les explosifs sur l’avant du bus, bien droit, les têtes bien en avant, vérifié le plein du véhicule et tracer un itinéraire simple et rapide entre nous et ces connards. Oui, je sais : Qui va conduire le bus et se sacrifier pour la cause?
Personne. Enfin, si, Jean Bat. Mais on s’est rappelé qu’il nous avait raconter son stage de cascadeur dans Taxi 4 et son passé de ninja en Norvège. Ca allait être fastoche pour lui de conduire à fond j’jusqu’à la station, je lancer le bus pile sur eux avant de sauter, rouler-bouler dans le fossé et se mettre à l’abri.
Jean Bat a trop rien dit, il nous a regardé et s’est dirigé lentement vers le car. Surement qu’il se concentrait… « t’es le meilleur! », qu’on a hurlé de loin.
Bon, le bus à démarré, on est tous monté observer à l’étage le départ de J.B. Il roulait lentement au début, pour pas taper une bagnole ou un poteau dés le début. Ce serait dommage. Une fois sur la route, il a pris de la vitesse et on l’a vu disparaitre au coin de la rue. Bon, la station d’épuration n’était qu’a 2 ou 3 km d’ici… fallait attendre. Heureusement j’avais contacté Hell Destructo de notre plan, et ce dernier s’était posté sur les toit avec son fusil à lunette pour éventuellement sniper ceux qu’ils se trouvaient sur la route.
Ca semblait long. On a entendu deux coups de feu… (j’ai appris plus tard que Destructo avait abattu deux motards qui essayaient de barrer le chemin de Jean Bat, merci à toi!). Puis le Boum. Un gros Boum. Tout le bâtiment a tremblé et quelques vitres des maisons voisines ont explosées. Suivi d’une épaisse fumée et enfin, la pluie de merde dont je vous ai parlé tout à l’heure. Z’avez déjà balancé un pétard dans une flaque d’eau? Ou mieux dans une crotte de chien? Oui, bon, ben la c’est pareil mais plus grand et plus puissant. Des morceaux de tripes et de chair sont venus s’accrocher aux arbres et aux poteaux. Preuve que la bombe a du faire un carnage…
Mission réussie, encore une fois. Jpourrais vous faire le coup du suspense, savoir si Jean Bat va revenir ou pas, mais c’est évident qu’il ne peut pas mourir, alors oui, il est revenu environ un quart d’heure après. Un peu sale, certes, et en boitant, mais vivant. On la nettoyé au jet d’eau dans le jardin, avant de le féliciter et de poser plein de questions. Effectivement, les satanistes l’avaient repéré à mis chemin, et des motards avaient essayé de lui barrer la route, par chance, leurs têtes ont explosées comme par magie et il a pu mettre plein gaz, direction les grilles de l’usine. Il a sauté, comme prévu, au dernier moment et s’est planqué dans le fossé, les mains sur la tête. Tout a tremblé, il a été sourd un moment et quand il a ouvert les yeux il était trempée de merde. Leur base ressemblait plus trop à rien, sinon un énorme trou fumant.
Une cuvette géante quoi, qui aurait débordée.
Il a croisé pleins de morts déchiquetés, mais en a quand même tapé, ay kick - balayette, qui se trainaient encore et puis le voila.
On a remarqué qu’après qu’il avait tout de même les coudes en sang et un œil au beurre noir. La il a avoué s’être un peu mélangé et avait réussi à se mettre un coup de genou dans la tête. Pas grave, c’est un héro.
Pas de nouvelles des enculés, z’ont dû grave morfler, remarque. Rien à signaler à part quelques morts-survivants qui pataugent et se cassent la gueule toute la journée en grognant.
Ca et l’odeur, putain. Vivement la flotte.

lundi 28 mai 2012

Jour 328 - DJ Danny

Le 28/05/2012
Bureau de Daniel
23: 50

C’est n’importe quoi. Ici tout le monde passe sont stress comme il peut. On commence à comprendre pourquoi certains avaient besoins des médocs. Serge pousse des cris en écoutant du black métal sur son baladeur. Hermann s’est enfermé avec les culottes des pétasses venues en bus. Jean Bat reste enfermé dans sa bagnole avec la musique à 150 décibels et puis hier j’ai chopé Pascal qui essayait de fracturer le réservoir du bus pour boire l’essence. Francis lui reste dans le réfectoire, à coller sa bouche sur le carreau à faire ventouse comme les poissons. Il a l’air heureux, sauf quand il tombe dans les pommes asphyxié.
Le pire c’est le Danny, avec ces histoires d’élu et de fanatiques satanistes, ça lui est monté à la tête. Il se balade toute la journée avec une casquette piqué aux souvenirs de Monsieur Crassard et une chemise qui brille trouvée dans les affaires à Daniel période années 80. Je pense qu’il est persuadé d’être le sauveur, surtout quand il arpente les couloirs la nuit en levant les bras au ciel et en chantant des trucs de jésus ou des passages du film les visiteurs.
Pour ma part, je sens que je redeviens plus agressif. J’ai recommencé à me morde le bras et retenir ma respiration pour trouver le sommeil.
Bref, dans un moment de lucidité, on a décidé d’envoyer Danny en vacances chez Hell Destructo. Ce dernier nous a d’ailleurs informé que les enculés avaient bientôt amassé assez de zombies dans la station d’épuration pour nous attaquer. Mieux valait planquer l’élu dans un endroit sûr et inconnu de ces batards. Heureusement, Destructo a accepté.
Du moment que Danny fermait sa gueule et ne faisait pas trop de boucan. Difficile à croire, mais il a su dompter l’animal à coup de cachets de la pharmacie du coin et peut être de coups de godasses.
A part cette soirée, pour preuve cette vidéo, ou Destructo a oublié de planquer l’alcool à briqué et les boissons énergisantes. Au centre c’est interdit, mais on avait oublié de prévenir notre nouveau tuteur.
Apparemment, il l’a trouvé comme ça, dans le canapé, en transe, avec des cannettes vides et un bidon d’essence. En temps normal Hell Destructo aurait tué le mec qui toucherait à ses instruments. Puis il s’est dit que ça faisait longtemps qu’on avait pas entendu de l’électro merdique. Ca rappelait les soirées branchées et les pouffiasses de l’underground d’avant le grand chaos. Aujourd’hui, surement toutes mortes et pourrissantes comme leurs DJ préférés.
Preuve que dailymotion a été préparé aux morts vivants, ils l'ont viré 2 fois.
Aller, vive Danny. On a oublié 5 minutes nos emmerdes et les enculés de l’extérieur en voyant l’élu mettre le feu sur le dance floor des morts.

(dailymotion a décidé d'interdire la vidéo aux moins de 18 ans, du coup, on doit la foutre sur youtube qui sont moins regardant, dés demain, désolé, mais ces enculés de dailymotion ont du se planquer quelque part, pour pas qu'on les bute)



lundi 21 mai 2012

Jour 321 - Sexistes for ever

Le 21/05/2012
Bureu de Daniel
23:42

Toujours pas de nouvelles de ces enculés de satanistes. Pourtant notre informateur secret, Hell Destructo, nous confirme que ces bâtards se cachent en ville. Il les voient sortir la nuit et passer par les toits. Certain nous observent avec des jumelles. Bon, Destructo a bien proposé de les sniper un à un, mais c’était risqué car il pourrait dévoiler ainsi l’emplacement de sa planque…
C’est hier qu’on a eu plus d’infos. Notre espion masqué à repéré un étrange manège. Les hommes en noirs chassent et capturent tous les zombies du coin. Ils arpentent les rues avec de la barbaque enchainée aux camions et les enferment dans la station d’épuration. C’est un gigantesque bâtiment, bien clôturé et qui dégage une odeur de merde. On a du aller la visiter une fois avec le centre, pour apprendre ce que devenait notre caca après qu’on ai tiré la chasse. C’est l’écologie disait Daniel. Ben l’écologie ça pu.
Enfin, bon, après avoir réfléchi, ca semblait évident. Si ces connards faisait un élevage de morts vivants, c’était forcement pour s’en servir contre nous. On pouvait résister à quelques zombies qui erraient dans le parc, mais à une horde déchainée…
C’était un peu la panique au centre, voir la déprime totale. Jusqu’à ce que je reçoive un mail d’un ultime survivant. Un certain Guigui. Par chance il a lui aussi eu à faire à une telle armée. C’est d’ailleurs le seul qui s’en soit sorti. Il vient de Quimper. J’ai regardé sur la carte, putain c’est pas à coté la Bretagne, on m’en avait déjà parlé, c’est la où les hommes se marient avec leurs sœurs. C’est pour ça qu’ils sont moches et alcooliques.
Mais apparemment, il a un plan pour fuir la région et nous rejoindre, mais il faut qu‘il trouve de l’essence. Même les zombies désertent la ville pour les monts d’arrées. Tous ses voisins sont morts et les apparts de son immeubles sont vides. Il survit grâce à une putain de réserve de conserves de légumes et des bouteilles de chouchen. Plus une seule goutte d’alcool dans les supermarchés déjà pillés. Même les cocktails tout fait « old nick ». Quelle horreur, faut vraiment être un crevard pour boire une merde pareille, m’a-t-il expliqué. Sinon, ben il a quand même un chat pour lui tenir compagnie, le reste du temps il se défoule sur des zombies femmes. Les hommes, il les laissent tranquilles. Lui son truc c’est de dessouder de la femelle à coup de batte et en écoutant du black métal. (cool, on a des points communs, j’ai pensé.) Il est comme ça depuis qu’il a assisté à l’attaque d’une horde de bretons morts vivants. Dont cette scène, un ex survivant qu’il a pris en photo lors d’une tentative ratée de dressage de zombie femelle. (photo, ci-joint).
Voila. On aura surement besoin de ses conseils pour se préparer à l’arrivée de la horde.
Pour lui, survivre ne tient qu’a une seule et unique chose. Pas le bâtiment, pas les armes ni même le nombre. Non. Il faut ne penser qu’a soit et être un vrai enculé.
Pas mal. Mais il nous faut encore plus de précisions.
En attendant, Destructo continu de nous tenir au courant, et c’est reparti pour les tours de garde et les nuits blanches…. Fait chier.

lundi 14 mai 2012

Jour 314 - Le rugby zombie

Le 14/05/2012
Bureau de Daniel
23:51

On a attendu la visite des satanistes cannibales toute la semaine. Tout était motivé et on a commencé un entrainement sportif. Oui, car faut dire une chose, depuis le début de ces conneries, on passe quand même beaucoup de temps à courir, à ramper et je ne sais quoi…
Chaque matin, vers midi, on a remplacé les glissades en chaussettes par des pompes et des abdos. C’est Jean Bat qui nous coach. On apprend aussi les art martiaux norvégiens, 2eme spécialité de J.B. Cela consiste à soulever de grosses pierres et à les envoyer dans la gueule de l’adversaire. Pas facile au début, et aussi pasqu’on a pas tellement de grosses pierres au centre.
Autre activité découverte cette fois ci par Hermann, c’est le rugby-zombie. Explication : on a remarqué que ces enculés de rodeurs puaient de plus en plus. Avec le temps et le soleil qui tape, on a l’impression qu’ils pourrissent à vu d’œil.. Certain ont perdus leur bras, leur nez, mâchoires, bref, ils se désintègrent à petit feu. Y’a qu’a voir l’état de la baie vitrée du réfectoire, ils y laissent carrément des bout de chair collés à force de frapper. Ce qui ne les empêche pas d’avoir toujours aussi faim et de gueuler jour et nuit.
Comme il leur manquait souvent un pieds, voir une jambe, il était facile de les contourner. C’est comme cela qu’Hermann a trouvé son activité favorite. Courir en slalomant autour des morts vivants, comme sur un terrain de rugby. Un plaquage vaut 5 points. Un croche patte 1 point. Enfin, le plus spectaculaire, un arrachage de membre vaut 10 points. Vu leur décomposition avancée, ça vient tout seul. Et enfin, le top du top, la décapitation à la main d’un zombie et le shoot entre les poteaux téléfériques, c’est 20 points!
C’est Pascal qui tient les comptes sur le tableau de Daniel et donne les coups de sifflets. Bien sur Hermann est en tête avec 103 points depuis lundi dernier. Moi et les autres on hésite encore. Le risque de tomber et de se faire mordre est toujours possible. Quoique hier, j’ai mis mon short de gym pour participer. En bousculant de l’épaule un jeune scout aveugle, je l’ai étalé en pleine face contre terre. Il a perdu un bras en tombant. Du coup ça fait 11 points j’ai dis. Pascal a refusé, c’est pas du jeux qui disais, mais moi je sais que j’ai 11 points, enculé.
Serge à une autre technique, il prend de l’élan, se mouche avec les doigts puis court à toute vitesse avant de se jeter sur l’adversaire pieds et crampons en avant. Résultat garanti. Après il fait un tour de terrain, à l’aveugle, le maillot sur la tête pour fêter la victoire. Enfin, il le fait plus depuis la fois où on a dû le sortir des barbelés du Père Crassard. Voila.
Y’a que Danny qui n’a pas le droit de jouer, vu qu’il est l’élu et ne craint pas les morsures. Nous on a tous les genoux rouges à cause du mercurochrome que nous met Pascal à la fin de chaque match.
Bref, tout ça s’était bien joli, mais fallait se tenir prêt au cas ou les mecs viendraient se venger et nous piquer encore une fois le Danny. D’autant plus que Hell Destructo m’a contacté pour me dire que des camions rodaient dans le quartier depuis hier… On a toujours la mitrailleuse, mais si ils voulaient ils pourraient de toute façon entrer et nous buter. Nous fallait un plan. Cette fois, c’est Serge qui est passé pour un géni. Il nous a parlé du cheval de 3. On a rien compris au début, mais la technique était simple. Leur refiler un faux Danny. Soit, capturer un zombie, faire en sorte qu’ils le prenne pour l’élu et l’embarque dans leur propre camp. Superbe idée. (même si j’vois pas le rapport avec les chevaux).
Mais, même pour des cannibales, ils devaient pas être totalement cons. C’est la que Francis à proposé d’enrouler le faux Danny dans un paquet cadeau (un drap). Pas mal. Mais ils connaissait déjà l’élu, et celui-ci a du mal à rester sans parler ou chanter pour casser les couilles. Après avoir regardé par terre, puis le plafond et encore par terre, j’ai eu l’idée finale. Planquer un des talkies walkies de randonnée dans le sac, et laisser Danny parler à l’autre bout, bien à l’abris au centre. Putain c’est génial. Ou complètement con. En tout cas c’est tout ce que nos cerveaux avaient trouvé pour le moment… Si vous avez d’autres idée, hein, n’hésitez pas.
En attendant, faut capturer un mort qui schelingue pas trop et qui fasse environ la taille de notre cher Elu. Ca c’est pour le champion Hermann.

Annonce : des survivants sur Quimper. J’ai reçu un message. Je ne sais pas comment ils survivent, ni où c’est. Rejoignez nous. On attend vos contacts.


lundi 7 mai 2012

Jour 307 - Les enculés du 6 avril

Le 07/05/2012
Bureau de Daniel
23:35


Oui, on a récupéré le Danny. Bon c’est pas un cadeau mais rien que pour l’honneur, on ne pouvait pas laisser n’importe qui nous piquer des choses.
Ca s’est passé dimanche, le jour même du sacrifice prévu par les satanistes cannibales.
Un survivant m’a envoyé un message dans la semaine avec une super idée pour libérer Danny. J’vous explique, il a vu ça dans un film. Le héros se déguise comme les méchants, il parvient à entrer dans leur base et la il casse tout et tue tout le monde (sauf lui, bien sur et la fille qu’il veut baiser). Voila.
Ca avait l’air facile comme ça mais au moment de choisir qui irait pénétrer la casse des satanistes, personne ne s’est proposé. Finalement, on a pas eu le choix, et les autres se sont ligué contre moi et Serge, vu qu’on avait des cd de Black métal, la musique du diable. Parfait, on allait encore être les héros de la semaine, bande de connards.
Il nous fallait des capes ou de grand draps noirs, on a cherché mais à part les couvertures dégueulasses de nos lits, rien. Fallait trouver autre chose. C’est Hermann qui a eu l’idée. Deux grandes bâches en plastique noir. Ca datait du temps où notre éducateur, Daniel, avait dans l’idée de faire un atelier jardinage, soit nous faire planter des semis et récolter des légumes dégueux. Ca à foiré après que Pascal ait planté son râteau dans la cuisse de Régis. Bref, on a découpé nos déguisements et admiré le résultat devant la glace. Pas trop mal… Si il faisait nuit. Ensuite, Serge s’est rappelé du tatouage, leur signe d’appartenance à l’armée des ombres. A tour de rôle, on a donc dessiné un tète de bouc sur nos avant bras et puis les trois 6 autour. Le mien était vachement bien réussit, au retour peut être que je repasserai dessus avec une aiguille et de l’encre pour le garder à vie.
Dimanche, 23h, nous voila donc sur la route avec Jean Bat au volant et un cd de Marduk dans le poste pour nous mettre dans l’ambiance. La ferme, le chemin, le champs de maïs. C’était ici qu’on se séparait. Pas facile de ramper enveloppé dans un sac plastique mais ça permettait d’éviter les orties. Le camps. Toujours les camions garés devant les palissades et les deux types qui montaient la garde. Bon, j’ai dis, allons y… On s’est relevé, bien remonté les bâches sur nos yeux et en avant. Serge essayé de prendre une démarche assez cool et détendue. Moi je comptais surtout sur lui pour parler. On s’est approché des mecs, qui fumaient des roulées.
«Salut» à dit Serge.
«Salut..» a répondu le plus grand, un peu méfiant.
(Il avait une drôle de gueule, sourcils rasés et des yeux injectés de sang. Comme les cancéreux de l’hôpital de jour).
«On vient pour la fête…enfin le sacrifice, la…de l’élu…»
Croyant bien faire j’ai rajouté :
«ouais, on va boire son sang et violer son petit cul, ca va être trop cool !, j‘espère qui y’aura des meufs!» en mimant de baiser une fille invisible avec mon bassin.
Les deux nous ont regardé un moment avant de nous demander d’où on venait, car vu notre dégaine on devait pas être d’ici. Aie, c’était mal parti.
Heureusement Serge improvisa rapidement.
«Non, c’est mon cousin qui nous a invité, j’avais un papier mais je l’ai perdu…mais nous aussi on est satanistes, le diable, les messes noires et tout on est de la partie!… Même que nous aussi on a tué plein de gens et mon groupe préféré c’est Mayhem…»
 "  Ah ouais, et c’est qui ton cousin?»
«Ben c’est Bernard… votre chef, quoi…» (Bien tenté Serge).
«Le grand prêtre? C’est ton cousin et son vrai nom c’est Bernard?… raah, lui il se fait appeler Nescrotum… Bernard…putain c’est la honte…»
Ca avait l’air de marcher. J’ai décidé d’en remettre une couche :
«On a nos tatouages! Pour dire qu’on est des vôtres, regardez».
Les types on regardé mon bras. Faut dire que j’en étais fière aussi.
«Ah ouais, pas mal, moi il est tout raté, on dirait un petit lapin…»
Il nous a montré, putain, c’est vrai qu’on dirai un petit lapin, mais on a dit Bof, non, c’est pas mal, pour être polis.
«Bon, allez y les gars, et pas de bordel hein? …passez le bonjour à Bernard! Ahah!»
Ils ont continué à rigoler et on a pu passer la porte rouillée. Comme la dernière fois, c’était le bordel à l’intérieur et heureusement pas trop de lumière hormis le grand feu de joie et quelques flambeaux plantés ça et la.
Bien fallait trouver le danny maintenant et fissa avant que les tarés ne l’éventrent et l’enculent. On a déambulé discrétos au milieu du camps et des autres capuches noires. Personne ne se parlait, tant mieux. Les mecs déambulaient tête baissée. Soirée de merde.
Pas de cages ni de traces de prisonniers. Merde de merde répétait Serge sous sa bâche. Et puis un truc nous a attiré l’attention. Ca venait d’une carcasse de voiture, et du coffre plus exactement. En s’approchant on a pu entendre une voix. Ca disait : «Mais pas avec votre poncho, monsieur ouille!!».
Putaniou!, ça c’est Danny. Y’a que lui pour réciter les dialogues des Visiteurs. Il fait ça à chaque fois qu’il s’ennuis. Il chante et récite en boucle ses phrases préférées de la cassette des Visiteurs. Je sais c’est lourd mais ça le rassure. Surtout quand il est enfermé dans le coffre d’une voiture au milieu de satanistes cannibales.
Sans faire de bruit, Serge à ouvert la bagnole et on a vu le Danny recroquevillé en train de chanter « on lui pèlera le jonc ».
Salut les mecs, il a dit, content de vous voir.
«C’est pas si génial ici, en fait, je reviendrai bien au centre…»
Il avait l’œil tout gonflé et violacé…
«que qu’il t’es arrivé? Ils t’ont torturés?» j’ai demandé,
«Non, enfin si, mais c’est pas eux. C’est le prisonnier avec lequel ils m’avaient enfermé. Je chantais comme d’habitude et à un moment il m’a sauté dessus avant de me tabassé…pour ma sécurité, on m’a mit ici…».
Bon, assez discuté, il fallait se casser très vite avant qu’on nous gaulle. Serge à déchiré un morceau de toile pour Danny et on s’est glissé vers la porte en restant bien dans la pénombre. On a vu les deux gardes rentrer. Signe que la cérémonie allait commencer. Tout doucement, j’ai tourné le verrou et poussé en évitant les grincements. Personne ne semblait nous avoir remarqué. J’ai ouvert un peu plus et on a pu se faufiler. J’avais le cœur qui battait fort, mais on devait courir, encore une fois. On a traversé les orties, relevé Danny qui tombait tout le temps et enfin retrouvé Jean Bat qui faisait déjà chauffer le moteur.
La suite vous la connaissez, on est rentré au centre comme des héros et immortalisé la gueule de Danny en photo, trop content d’être rentrer pour avoir mal.
Cela dit, les enculés allaient s’apercevoir de la disparition de l’élu et ça allait chauffer pour nos petits culs…
Avec nos allées et venues, les zombies se faisaient de plus en plus nombreux autour du centre. Faut dire qu’avec tout le bordel qu’on faisait, ils savaient où se trouvait la viande vivante. Mais étrangement, ça rassurait un peu de savoir qu’entre les satanistes et nous, s’amassait une bande de morts vivants totalement neutres prêts à bouffer n’importe qui.